Esteban, Zia et Tao aux mystérieuses cités d’or
Hello vous tous!!
Nous voici donc à Cusco, après un périple en Bolivie. Histoire que vous suiviez un peu ce qui se passe, voici ce qu’on a fait jusque là. Y’a pas de photos, désolé, ca viendra bientot.
Mendoza, vendredi 18 : je fais ma soutenance de stage, tout se passe nickel, dale listo rico bueno perfecto. Samedi soir, veille du départ, je fais mes adieux à ma boîte pour la fête de Noël. Et dimanche matin, 11h, nous voili parta!
Bus pour Jujuy, région du nord de l’Argentine, où il est prévu qu’on passe la frontière. 24h de bus plus tard, après quelques films et beaucoup de lecture, arrivée a Jujuy. On prend en suivant un bus pour La Quiaca, poste frontière entre les deux pays. Déjà, à La Quiaca, on se rend compte de l’influence bolivienne : énormément de femmes ont des robes traditionnelles, avec le chapeau melon et le tissu fourre-tout/porte-tout boliviens, rose fuschia sans paillettes. 10 minutes à pied pour aller jusqu’à la frontière, et on commence à faire la queue : une manif avant La Quiaca a fait que tout le monde est arrivé en même temps, donc c’est un peu long, un peu pénible, mais on y arrive, on sort d’Argentine. Oui, mais voilà (pendant de temps là, à la caserne…), maintenant faut rentrer en Bolivie. Et y’a une queue au moins aussi grande, sachant qu’on doit passer avant 18h30(fermeture de la frontière), et qu’il est…environ 16/17h…Au bout de 45 minutes à prendre notre mal en patience dans une queue qui décidément n’a pas envie d’avancer, une fille du groupe de touristes avec qui on était nous dit gentiment : pour aller en Bolivie, c’est pas cette queue, faut rentrer directement : on est une bonne dizaine à se barrer de la file et à aller au poste, qui effectivement fait à la fois entrée et sortie de Bolivie, dans le même espace de 10m2…On se fait à nouveau tamponner, et on part direction le terminal de bus de Villazon, pour aller si possible à Uyuni, sinon à Tupiza, sur la route. Après avoir bataillé pour savoir quel bus prendre, lequel c’est, comment on fait (le tout avec Joey, d’Amsterdam, et Leandra et Mona, un couple d’allemands), on finit par embarquer dans un bus, rien à voir avec le confort des bus argentins, mais bon, on va pas se plaindre, on est en route pour Tupiza. Départ de nuit, multiples arrêts pour que les chauffeurs achètent à manger ou pour que la douane vérifie les bagages, ou pour d’autres raisons encore qu’on comprend pas, on flippe un peu pour nos affaires… mais non, au final, on arrive vers 23h à Tupiza,et on va se loger dans l’hotel dont Joey a entendu parler. Chambres limite luxueuses, trop agréables, on ressort quand même pour aller boire une petite bière, avant d’aller se coucher.
Le lendemain (après la douche, première depuis 2 jours!), les 3 autres, plus Kim, une sud-coréenne, décident de faire ensemble le tour de 4 jours du Sud-Lipez et du salar d’Uyuni. Pour nous, c’est un trop cher (140€) et surtout ca prend trop de temps, donc on poursuit en direction d’Uyuni. on arrive là-bas après des paysages magnifiques, des montagnes de toutes les couleurs, de l’altiplano, des dunes de sable, des petits rios à franchir à gué…le tout avec des boliviennes partout, et Zeyn et son fils(bolivien, attention!) Adrian, le père étant de l’Oregon, nord-est des USA. Le petit est malade, on s’arrange pour lui faire de la place sur le siège (plus de demandes que d’offres->ils voyageaient debout…pour un trajet de 6h), on fait amis et on s’entend plutôt bien avec les deux. Zeyn est un inconditionnel de la Bolivie, c’est la troisième fois qu’il vient au salar, donc il connait un peu tout. Ca tombe bien : quand on descend du bus, c’est limite l’agression des boliviennes pour nous proposer un tour ou un hotel, nous on est crevés, tout la route c’était du ripio, de la route en terre et cailloux depuis Villazon, on en peut plus! Donc on suit gentiment Zeyn, son fils et la dame qui propose l’hotel du guide du routard, et on va se poser.
On ressort pour essayer de se trouver un tour d’une journée dans le salar, et pour essayer d’avoir des billets de train pour Oruro, pour ensuite aller à La Paz, parce que vraiment, le ripio encore de Uyuni a Oruro, c’est pas possible, mais Oruro/La Paz c’est asphalté, donc on fera en bus. Manque de pot : toutes les places sont déjà prises, il faut se lever tôt le lendemain pour essayer d’en avoir dans la rame qu’ils vont sans doute rajouter. Bon, ben on se lèvera. En attendant, on va chercher un tour, et après avoir longtemps hésité avec des anglaises, on se décide pour une autre agence, moins chère, et avec des conditions normalement plus agréables. On rentre a l’hotel, on ressort manger (du lama!) un peu plus tard, et on va se coucher, en programmant le réveil. En fait de réveil, je suis déjà prêt quand il sonne. Le souci, c’est que je me suis planté, et qu’il est 4h30, au lieu de 6h30…on essaie de se rendormir, et finalement à 6h30 je me lève et me prépare. Oui, mais c’est trop tôt pour l’hotel, y’a pas encore d’eau courante à cette heure là…bon ben tant pis, ca sera pas la première fois…Vu qu’une personne n’a le droit d’acheter que deux places, je vais réveiller Zeyn, et Aurélie nous rejoint peu après. A la gare, 4 boliviennes, avec qui on commence à discuter. Les boliviens en général ne sont pas souriants au premier abord, mais quand on commence à discuter ils poursuivent volontiers la conversation. On apprend du coup qui a un cousin qui travaille à Buenos Aires, qui est ingénieur dans les mines de Potosí (y’a une expression qui dit « ca vaut Potosí », due à l’énorme quantité d’argent que les espagnols firent extraire durant la Conquista), bref, la petite vie des boliviennes.
Depuis le début, je ne parle que des boliviennes, pas du tout des boliviens…c’est parce qu’on ne voit qu’elles, les mqris sont chauffeurs, guides, ou travaillent on sait pas trop où, mais on les voit beaucoup moins. Bref, à 10h la boletería ouvre, et on peut acheter nos tickets pour le soir, 00h05. Plus qu’à aller à l’agence de tourisme pour faire le tour organisé. En premier, le cimetière des locomotives, plein de wagons et locos rouillées, on se demande ce que ca vient faire ici, mais c’est un terrain de jeux génial (si le vaccin anti-tetanos est à jour…). On part ensuite en direction d’un petit village au bord du salar, qui montre des statues de sel (lamas, crapeau, personne à quatre pattes les fesses à l’air…pas réussi à déterminer si c’était une fille ou un gars, manque de précision et d’observation…) et vend de l’artisanat bolivien. On va ensuite aux champs de sel, o´des travailleurs creusent à la pioche pour faire des petits (1m de haut) tas de sel. Il sera ensuite iodé pour être comestible. Il y a un peu de flotte par terre (saison des pluies en Bolivie/Pérou), mais c’est rigolo. Et partout, partout, du sel. 25/30m de profondeur au plus profond, une superficie de beaucoup (12 000) km2, y’en aura assez pour les pâtes à Vomain…On file ensuite à l’hotel de sel, fermé depuis quelques années pour cause d’insalubrité (ben oui, les eaux usées, dans le salar…ca fait pas très propre), mais qu’on peut toujours visiter. On part enfin pour la Isla del Pescado (en fait, Isla de Incahuasi, mais bon, toutes les agences mentent…), un îlot rocheux en plein milieu du salar, avec plein de cactus dessus, dont certains millénaire (mais mort en 2007) ou neufcentenaires (on a espoir qu’il dépasse l’autre..). Une montée un peu dure, mais la vue vaut le coup. On redescend pour manger avec notre guide et les autres, et après, quartier libre pour faire des photos à la con, trop bien! On finit enfin par repartir, alors que les nuages commencent à remplir le salar et que le vent se met à souffler dur. Un dernier arrêt aux Ojos du salar (eaux bouillonnantes d’oxygène), et on se rentre à Uyuni, fatigués cuits et recuits, mais avec des images plein les mirettes.
Bon, c’est bien joli, mais on rentre à 18h, et le train est à minuit. On va un peu sur le net, on boit un coup avec Zeyn et son fils, puis on mange là où on a bu un coup parce qu’on a la flemme de bouger ailleurs, on se rend compte au passage avec la déco du bar qu’on était pas originaux avec nos photos, et que certains ont de bonnes idées et les ont bien réalisées..Au passage, avec Zeyn on partage…une raclette! Au lama, avec de la verdure et de l’ananas et très peu de fromage, mais une raclette quand même!
On va enfin chercher les sacs et se poser dans le terminal, morts de fatigue, en attendant de pouvoir monter. vers 11h30, on nous autorise enfin à monter dans une rame, après une bonne demi-heure d’incertitude : c’est ca, c’est pas ca, quoi, qui, ou…un peu le bordel, mais on monte. Ben on aurait pas dû. le train part finalement a 3h45, après s’être accroché à toutes les rames dans un remue-ménage infernal, et au final on dort presque pas de la nuit. Le pied, le train bolivien. L’aube se pointe tout doucement, et on regarde le temps passer avec les pingouins de Madagscar et le Noël de Shrek, qui passent en DVD dans le train. Dehors, altiplano, altiplano, altiplano! Morne plaine! (rooo la référence!!)
Enfin, on arrive à Oruro, où on prend un taxi pour aller au terminal de bus, et un tout petit ptit déj (avec maté de coca, s’il vous plaît) à côté avant de partir en bus, confortable, sur une route goudronnée qui mène à La Paz, capitale la plus haute du monde, située entre 3000 et 4000 mètres selon qu’on est en bas (quartiers riches, évite le soroche, le mal des montagnes) ou en haut, par où on arrive. La vue est par ailleurs éblouissante, toute la cité est construite sur les pans d’une cuvette, à flanc de montagne, et plonge jusqu’au fond de la vallée.
La suite, plus tard, là je suis fatigué. Les photos, pareil, vous les aurez quand on reviendra à Mendoza, où on aura une bonne connexion.
babé - Le 2 janvier 2010 à 9:35
Sympa l’enibien pour compléter les mails familiaux. Muchas gracias